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Fabliau et Conte

December 4th, 2010 · Uncategorized

Un fabliau est une histoire amusante qui vise à nous faire rire. Les fabliaux décrivent des situations et des lieux qui sont familiers. Les fabliaux se moquent de tout le monde sauf du haut clergé, des pages, et des rois. 147 fabliaux nous sont parvenus. Ils ont été écrits entre le 12e et 14e siècles.

Un conte est une histoire qui peut nous apporter une leçon morale. Les contes sont des récits édifiants, moralisateurs et souvent religieux. Ils sont plus longs que les fabliaux. Ils sont écrits d’un style soigné et traitent de situations sentimentales ou sérieuses. Ils emploient le merveilleux et l’exceptionnel.

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Théâtre et Farces

December 4th, 2010 · Uncategorized

La Farce de maître Pathelin, La Farce du cuvier, et le théâtre du Moyen Age (notes de classes)  Dr. Aimée Israel-Pelletier, Dec, 2010

Si nous voulons comprendre le théâtre médiéval et en particulier les deux farces que nous lisons en classe, nous devons comprendre le contexte de sa diffusion. Les auteurs développent leurs personnages, les situations qui les préoccupent, leurs valeurs et leurs approches à la vie en observant et en réagissant aux éléments historiques, économiques, sociaux et culturels de l’époque et du lieu où il vivait.

Tout auteur médieval s’adresse a un public qu’il connaît bien et à qui il veut plaire.

La Farce de maître Pathelin et La Farce du cuvier sont composées au 15eme siècle. C’est une période assez spéciale. Le 12e et le 13e siècles sont des périodes relativement stables et relativement prospères.  Ce sont des siècles de progrès, tant sur le plan technique, qu’agricole et démographique. Trois classes sociales se distinguent (1) les clercs, ça veut dire ceux qui prient; (2) les nobles—ceux qui combattent; (3) les vilains –ceux qui produisent.  Les mentalités sont marquées par cette stabilité.

Au 14e et 15e siècles la France perd la moitié de sa population à cause des guerres avec l’Angleterre et surtout la guerre de cent ans, les famines, plusieurs vagues de la peste (the plague) et la typhus, etc.

Le résultat de ce stress est que le pouvoir royal se renforce et se centralise pour faire face à ces malheurs. Avec ceci, les impôts se font levés pour entretenir une armée permanente. Ces armées n’hésitaient pas souvent de rançonner les populations qu’elles étaient censées défendre.

La population est donc fragilisée, certains villages sont vidés, familles se dispersent, les liens de fidélité sont déchirés.

Voici les résultats plus particuliers:

(1) Forte conscience d’appartenir à une communauté.

(2) Il y a quand même des progrès techniques: (a) les mines multiplient leur production de cuivre (copper), de fer (iron), et d’argent (silver); (b) une nouvelle industrie, la métallurgie pour mieux raffiner les métaux; (c) le canon apparaît améliorer la défense et nous voyons moins de châteaux-forts; (d) la verrerie se sophistique (l’avocat dans Maitre Pathelin porte des lunettes) ; (e) la production textile et (f) la diffusion rapide par l’imprimerie (La Farce de maître Pathelin a été l’une des premières oeuvres littéraires imprimées. Donc, elle a pu être “vu” et “lu.”

(3) Vers 1400, ce n’est plus l’église qui domine la vie intellectuelle. Des universitees produisent une culture laïque (qui se tourne vers ces disciplines jusque-là négligées: mathématiques, histoire, géographie) et élargit le public possible des oeuvres littéraires qui ne sont plus reservées au clergé et à l’aristocratie courtoise.

(4) Les villes ont connu des bouleversements. Elles croissent (they grow). Aux grandes villes du passé comme Paris, Venise, Gand, on voit en France des villes de 10 à 20,000 habitants: Rouen, Lyon, Bordeaux. Ces villes se chargent de bâtiments, églises, universités, hôpitaux. Elles fournissent un soutient économique aux villages et campagnes. Elles sont les lieux de production, d’échanges, des artisants, marchés, tavernes—bref, du commerce—des gros (rich) marchands et entrepreneurs, des hommes de loi, des étudiants, des mendiants (beggars) et de femmes “libres.” C’est dans ce milieu urbain que se passe La Farce de maître Pathelin.

La Farce de maître Pathelin a été publié en 1460 (La Sorbonne se dotte d’une imprimerie en 1470).  On ne connaît pas l’auteur. Il est probablement de Rouen ou d’Evreux (en Normandie). Il semble bien connaître la Normandie. Il connaît bien aussi l’univers commercial urbain.

Le texte original ne comporte aucune mention de découpage en “action” ou en “scènes” et pas d’indications de mise-en-scène.

IMPORTANT:

*Mélange du sacré et du profane au Moyen Age. La frontière n’est pas étanche entre le sacré et le profane, le sérieux et le comique—sauf tout à fait au début, au 10e et 11e siècles, quand le drame religieux est lié à l’office religieux.

*Le théâtre est une importante activité dans la vie urbaine.

* Il existe plusieurs formes dramatiques au Moyen Age à part les “farces.” Il y a les “jeux,” “les miracles,” “les mystères,” “les soties” et “les moralités.”

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La Courtoisie

December 4th, 2010 · Uncategorized

La Courtoisie (notes de classe)

Dr. A. Israel-Pelletier; Sept. 2010

Les oeuvres du moyen âge dites “courtoises” ne sont pas toutes pareilles. Elles ne traitent pas toujours les mêmes thèmes et ne représentent pas toujours les valeurs courtoises de la même façon. La courtoisie est un sujet manifestement nuancé—qui est traité de façons différentes. Ceci dit, nous trouverons les exemples les plus complets dans l’oeuvre des écrivains suivants: Bernard de Ventadour, Jauffré de Rudel, Piere Vidal, Bertrand de Born, Folquet de Marseille. Les exemples les plus riches, de notre point de vue, sont ceux de Marie de France et de Chrétien de Troyes.

Chez les derniers, on constate que la courtoisie est une éthique de l’amour, qu’elle décrit le paysage d’une relation amoureuse avec ceci de particulier: chez Marie de France et Chrétien de Troyes nous avons une illustration aussi bien qu’une critique de la courtoisie plus ou moins forte (moins forte, moins directe, chez Marie de France et plus prononcée chez Chrétien)

I Deux constantes:

(1) la femme est parfaite

(2) le chevalier est noble mais moins parfait que sa dame. Il doit la mériter par ses actions. La dame inspire aux hautes actions. Il faut que les aventures du chevalier se mesurent à la hauteur de sa dame.

II La courtoisie est un système, une éthique, une façon de penser l’amour et les relations entre homme et femme. C’est aussi un mouvement populaire et une mode.

Elle est communiquée dans une langue familière (en anglo-normand) par les histoires, chantefables et romans. Transmise pour un public aristocratique à la cour (d’où cour-toisie)

III Comment comprendre la courtoisie–qu’est-ce que la courtoisie?

La courtoisie ressemble à ceci: Elle est la transposition du système féodale dans le domaine des relations entre la femme et l’homme.

(a) Le service est l’essence même du lien féodal, liant seigneur et vassal. C’est un engagement de fidélité reciproque. Ceci est la même position où se trouvent la  Dame et son chevalier. C’est le même genre de promesse: service du chevalier et fidélité reciproque.

La Dame est pour le chevalier la suzeraine, il s’abandonne à sa volonté et trouvera sa joie à l’accomplir—au prix même de la souffrance.

Cette Dame est si haut placée dans l’esprit du chevalier. Elle inspire du respect. Mieux encore une crainte révérentielle. Elle est souvent inaccessible.

“Les romans de chevalerie développent presque tous une initiation … amenant le héros, sous l’influence de la femme… à un effort sur lui-même, à une victoire dont l’amour est à la fois le point de départ et le prix.”

Exemple: Erec et Enide, ce roman qui commence par où les autres finissent en général, c’est-à dire par le mariage des protagonistes, l’action est engagée par Enide (la femme) qui souffre de voir son époux, tout occupé de leur mutuel amour, devenir inférieur à lui-même, se refuser aux exploits qui doivent être la vie du chevalier. A l’initiation d’Enide commence le cycle d’aventures qui les mènera à provoquer la “joie” de la cour en devenant eux-mêmes le couple modèle, celui du Chevalier et de sa Dame, ensemble au service des autres. (Du moins ceci est la lecture conforme avec l’éthique de la courtoisie. Mais il y a aussi une critique de cette même courtoisie—nous en reviendrons plus loin)

IV   Il existe un traité, un texte qui va codifier l’amour courtois. Il présente la doctrine de l’amour courtois. C’est Le Traité d’amour de André le Chapelain. Ce texte est rédigé en Latin par un clerc attaché à la cour de Marie de Champagne, fille d’Aliénor d’Aquitaine et de son premier époux, le roi de France Louis VII.

Le suivant est un passage adressé à Marie de Champagne: “Je tiens pour certain que tous les biens de cette vie sont donnés par Dieu pour faire votre volonté et celles des autres dames. Il est évident et pour ma raison absolument clair que les hommes ne sont rien, qu’ils sont incapables de boire à la source du bien s’ils ne sont pas mus par les femmes. Toutefois, les femmes étant l’origine et la cause de tout bien, et Dieu leur ayant donné une si grande prérogative, il faut qu’elles se montrent telles que la vertu de ceux qui font le bien incite les autres à en faire autant; si leur lumière n’éclaire personne, elle sera comme la bougie dans les ténèbres (éteinte), qui ne chasse ni n’attire personne. Ainsi il est manifeste que chacun doit s’éfforcer de servir les dames afin qu’il  puisse être illuminé de leur grâce; et elles doivent faire de leur mieux pour conserver les coeurs des bons pour leur mérite. Parce que tout le bien que font les êtres vivants est fait par l’amour des femmes, pour être loué par elles, et pouvoir se vanter des dons qu’elles font, sans lesquels rien n’est fait dans cette vie qui soit  digne d’éloge.”

La page centrale qui fait le centre de l’ouvrage de le Chapelain c’est un Palais d’Amour au milieu du monde, où trône l’amour.  Trois portes dans ce palais, devant lesquelles sont groupeés les dames:

1- Devant la première porte se trouvent celles qui écoutent la voix d’amour.

2- Devant la seconde, celles qui refusent d’écouter

3- Devant la troisième, celles qui n’écoutent que le désir—qui sont mues  seulement par la sexualité.

Seules les premières sont honorées par les chevaliers. Les autres sont abandonnées à leur sort.

“Tout ce qu’on voit s’accomplir de grand dans le siècle est inconcevable s’il ne tire son origine de l’amour.”

A trois reprises André le Chapelain revient sur les questions “qu’est-ce que la courtoisie” et “Que doit-on faire pour être courtois”? Une noble dame, éducatrice de l’Occident, explique à un homme d’une condition inférieure à elle ce qu’il doit faire, quelle conduite tenir s’il veut être aimé par elle.

L’amour courtois s’est constitué en une doctrine. Il avait son propre système de casuistique. On le reconnaît par ses caractéristiques:

1            Il existe une véritable incompatibilité entre cet amour et l’état de mariage. Cependant, le mariage n’est pas une excuse valable pour ne pas aimer.

La dame aimée est plus souvent d’un rang social plus élevé que l’homme. Elle est presque toujours mariée, mais celui qui l’aime n’est jamais son mari.

2            Tout en se présentant comme un sentiment absolu, l’amour courtois n’est pas une passion aveugle ou fatale. Il repose sur un choix. Il porte une part de volonté et de raison. La dame est élu entre toutes pour ses qualités physiques et morales, et l’amant augmente sa valeur en méritant la dame par ses belles actions, par le service d’amour.

3            La loi du SECRET est un impératif. L’amant ne désigne l’aimée que par un pseudonyme, un “senhal,” qui était généralement un nom masculin.

4            Cet amour est obsédant mais il se complète à lui-même, se nourrit et s’enchante de ses tourments et s’exalte volontiers en une joie spirituelle.

5            C’est l’amour de loin qui est “fotifié” par les absences et obstacles.

L’idéal culturel et le code de la courtoisie admet les caractéristiques suivantes:

1            La beauté est un signe de supériorité morale.

2            Qui n’est pas jaloux ne peut aimer.

3            L’amour croit ou diminue sans cesse.

4            Ce qu’un amant prend de l’autre contre sa volonté n’a pas de saveur.

5            La difficulté augmente le prix—un amour facile est méprisable.

6            Celui qui aime doit en garder le secret.

7            La noblesse véritable est celle des moeurs et pas celle de la naissance.

8            L’amant doit pâlir (s’émouvoir) en présence de la bien aimée.

9            L’amoureux est toujours dans la crainte.

10            Le véritable amant est toujours obsédé par la pensée de la femme aimée.

11            L’amour née de la contemplation intense d’un beau corps.

André le Chapelain, après avoir écrit longuement sur l’amour et ses vertus dans 2 volumes en écrit un troisième où il refute tout ce qu’il avait dit.  Il conclut que l’amour pour une personne est incompatible avec l’amour de Dieu et est inacceptable pour la morale Chrétienne.

COMMENT EXPLIQUER CE PHENOMENE CULTUREL qui a transformé les relations entre la femme et l’homme. [It created “expectations” that did not exist or that were not recognized as such]

1            Influence ou origine Arabe possible du Zajal.

2            Le culte de la Vierge Marie, l’importance que lui accorde l’église, influence la manière que les femmes de la noblesse vont être perçues idéalement. Dès le 11ème siècle il y a un véritable culte de Notre Dame (des cathédrales et ordres monastique en son honneur).

3            La théorie de R.R. Bezzola est que la courtoisie est une doctrine calculée par Guillaume IX de Poitiers-d’Aquitaine, grand-père d’Alieonor, pour opposer à l’amour divin un amour idéal mondain. Car l’éloquence du prédicateur Robert d’Abrissel entrainaient beaucoup de femme au cloître. C’est ainsi, par l’amour courtois, il confère à l’amour humain une valeur d’absolu.

4            Pour d’autres c’est Aliénor d’Aquitaine qui a voulu encourager une certaine tendance à la cour qui serait moins brutal et moins dur.  Les hommes étaient habitués à traiter les femmes avec rudesse.  La courtoisie est une morale aristocratique (cour-toisie). Elle s’explique par un comportement de classe. C’est une prise de conscience aristocratique.

5            Pour le marxiste Georges Duby, le triomphe de l’idéologie ne peut se comprendre que si l’on admet que le désir que le chevalier éprouve pour la dame revoie en fait aux relations qu’il entretiens avec son suzerain. Dans la réalité sociale du 12ème siècle il est impensable qu’un chevalier connaisse une liaison adultère avec la femme de son seigneur. Mais pour tromper le désir des jeunes chevaliers sans terre et sans espoir de se marier, on a developpé un jeu social, dont la littérature est l’une des facettes qui encourage le chevalier à cultiver et entretenir par ses prouesses un désir sans espoir envers la femme du seigneur. Ainsi la dame des romans n’est qu’un leurre qui incarne idéalement la circulation du désir entre le roi et le chevalier. Le but c’est de mettre la passion au service de la société.

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La Farce de Maître Pathelin

November 20th, 2010 · Uncategorized

Travail à rendre lundi 22 novembre

Répondez en bon français aux questions suivantes de La Farce de maître Pathelin.

1  Qui est Guillaume?

2  Est-ce que le drapier veut tromper Pathelin? Citez un passage qui justifie la réponse.

3  Qu’est-ce qu’une aune?

4  Qu’est-ce qui se passe dans la fable du corbeau et de maître Renard (p. 51)

5  Décrivez la situation quand le drapier arrive chez maître Pathelin.

6  Pourquoi Guillemette accuse-t-elle le drapier d’être fou?

7  D’après Guillemette, quel est le dialect qui fait dire à Pathelin les paroles suivantes:

“Mere de Diou, la coronade,/ Par fye, y m’en voul anar, / Or renagne biou! oultre mar !/ Veintre de Diou! z’en dit gigone !/ Castay ça rible et res ne done.”

8  D’après le drapier, en quel dialect parle Pathelin dans les mots suivants: “ Entrez douce demoiselle. Et que désire cette crapaudaille? Partez, arrière! merdaille! Ca , vite! je veux devenir prêtre. Allons, le diable puisse avoir part à cette vieille prêterie!

9  En partant de chez Pathelin et Guillemette, quelle est la conclusion finale du drapier?

Entre l’Acte II et III nous avons un changement de scène. Et il semble que nous changeons de sujet. Le drapier accuse le berger d’avoir volé (ou tué) ses brebis. En effet, c’est vrai mais le drapier a assez d’être trompé (has had enough of being cheated). Il veut que quelqu’un paye ce que Pathelin lui a volé (wants someone to pay for what Pathelin stole from him) et, en même temps, essayer d’arrêter son berger. Le drapier va donc faire un procès contre le berger (faire un procès= to take to court)

10  Qui est Thibaut?

11  Qu’est-ce que le berger vient faire chez Pathelin et Guillemette?

12   Qu’est-ce que le berger raconte à Pathelin? Lui dit-il la vérité de la situation?

13   Que veut dire un témoin? (b) Est-ce qu’il y en aura contre le berger?

14   Quelle est la stratégie de défense de maître Pathelin?

15   Expliquez pourquoi le drapier a de la difficulté à rester dans son sujet (p. 137) et pourquoi le juge ne comprends rien à ce qu’il dit?

16  Comment le berger paye-t-il Pathelin pour avoir plaidé sa cause?

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Examen Mercredi 27 octobre

October 21st, 2010 · Uncategorized

L’examen sera basé sur 1066 et Tristan et Yseut.

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Devoirs pour lundi 25 octobre

October 21st, 2010 · Uncategorized

Questions sur la lecture de Tristan et Yseut pp. 104-119

Répondez en bon français. A rendre.

1.            Que veulent dire les mots suivants en français ou en anglais: (1) le bourbier (2) s’enliser (3) le marécage (4) la fange (5) décrasser (6) être souillé (7) la fange (8) la vase (9) cligner de l’oeil (10) le palefroi (11) à califourchon (12) un gueux (13) la lande (14) une épinaie (15) le bosquet.

2.            A la page 106, qu’est-ce qu’Yseut demande au lépreux de faire pour pouvoir passer sans s’embourber dans la fange?

3.            Comment Yseut réussit-elle à passer à l’autre bout du marécage sans s’enliser?

4.            Quand le roi Arthur suggère qu’Yseut donne de l’aumône au lépreux, elle refuse. Que veut-elle dire par ces paroles: “De moi, il n’emportera rien qui vaille, pas un seul ferlin ou une maille.” (p. 108)

5.            Qui sont le Noir de la Montagne et son compagnon?

6.            Qu’est-ce que va jurer Yseut sur toutes les reliques rassemblées?

7.            Que veut dire “malgré moi”? Qui dit ces paroles: “Je les ai écoutés malgré moi”?

8.            Qu’est-ce qu’Yseut jure? Donnez les paroles exactes de son serment.

9.            En disant ces paroles, est-ce qu’elle respecte la procédure?

10.           Est-ce que les félons sont satisfaits? Comment le savez-vous?

11.            Que va faire Tristan pour prouver à la reine qu’il a tué un des félons?

12.           Pourquoi Yseut insiste que Tristan bande son arc? Qu’est-ce qu’elle veut qu’il fasse?

13.            Est-ce que le manuscrit de Béroul nous donne la fin de l’histoire? Dans quelles versions avons-nous la fin? Après avoir consulté les notes attachées au Blog du 10.15, donnez-en la fin.

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Lecture

October 20th, 2010 · Uncategorized

Nous allons travailler ensemble les dernières pages de Tristan et Yseut.

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Tristan et Yseut

October 15th, 2010 · Uncategorized

Tristan et Yseut

La version que nous lisons dans ce cours est la version de Béroul. Ce roman de Béroul est le plus ancien de tous les fragments que nous avons au 12ème siècle. On situe sa composition entre 1150 et 1190. Le manuscrit du Tristan et Yseut de Béroul est conservé par une seule copie. Il se trouve à la Bibliothèque nationale.  Ce manuscrit est très abimé et n’est pas toujours lisible.

D’autres versions, quasi contemporaines de celle de Béroul, par exemple celles de Thomas d’Angleterre, de Marie de France et de Eilhart racontent différents épisodes qui nous aident à reconstruire l’histoire. Il existait une source originaire (on l’appelle X) avec sans doute les noms des personnages, le philtre, et l’adultère. On a perdu cette source.

Le texte de Béroul est écrit en anglo-normand.

On appelle la version de Béroul la version “commune.” Dans cette version nous n’avons pas d’analyse psychologique. Nous connaissons les personnages par leurs actions. Le philtre dure 3 ans. Le peuple, Dieu lui-même et le narrateur (dans ce cas Béroul) sympathisent avec les amants.

On appelle la version de Thomas “courtoise.” La version de Thomas est plus psychologique. Chez Thomas, l’effet du filtre dure toujours. Cette version nous montre que Tristan épouse une femme (la soeur de son ami, Kahedrin) qui s’appelle Yseut-aux-blanches-mains. Thomas décrit la mort des deux amants dans un très beau passage que nous allons lire. La version de Thomas n’a pas l’épisode où Yseut est livrée au lépreux.

Dans la version de Thomas nous apprenons que Tristan a épousée la soeur de Kahedrin, Yseut aux Blanches Mains. Tristan aime toujours avec passion Yseut la Blonde mais ne la voit plus. Un jour il est blessé à la chasse et tombe grièvement malade. Il envoie chercher Yseut la Blonde pour la voir une dernière fois avant de mourir. Kahedrin va la chercher. Il lui dit qu’en revenant par la mer, s’il a emmené avec lui Yseut la Blonde, pour signaler son arrivée, il doit employer les voiles blanches de son bateau. S’il arrive sans Yseut, alors qu’il mette les voiles noires. Yseut aux Blanches Mains entend les instructions que donne Tristan à son ami, et, quand elle voit arriver sur la plage le bâteau avec ses voiles blanches, elle va tout de suite dire à Tristan que les voiles sont noires. Tristan alors tourne sa tête vers le mur, se plaint tendrement, et meurt. A son arrivée, Yseult la Blonde voyant Tristan mort tombe morte à côté de lui. On va les ensevelir l’un à côté de l’autre. Un chevrefeuille va pousser de chaque tombeau et se mêle avec l’autre. Et cela jusqu’à la fin des temps. Jamais ne va-t-il vivre sans elle ni elle sans lui.

Il existe une très belle version par Joseph Bédier (1900) qui incorpore les épisodes de plusieurs versions du 12-14ème siècles. Lisez-là. Elle est très belle. Mais c’est une oeuvre moderne.

En 1270, Henry III d’Angleterre a fait faire illustrer l’histoire de Tristan et Yseut en tuile (ceramic tile) sur le pavé de Chertsey Abbey en Angleterre.

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Devoirs Tristan et Yseut

October 9th, 2010 · Uncategorized

Pour lundi, 11 octobre. Par écrit et à rendre.

Tristan et Yseut, par Béroul

Répondez aux questions suivantes par des phrases complètes et dans vos propre mots.

1.  Le début du manuscrit est mutilé. Que se passe-t-il au moment où le texte de Béroul commence?

2.  Que veut dire “félon”?

3.  Qui est le Morholt?

4.  Qui est le roi Marc?

5.  Yseut se comporte (behaves) de manière à ce que le roi Marc pense quoi?

6.  A quelle occasion est-ce que Yseut a sauvé Tristan?

7.  De quoi Yseut a-t-elle peur si le roi Marc entendait qu’ils se sont rencontrés?

8.  A la page 25, qu’est-ce Tristan demande qu’Iseut fasse (verbe “faire” au subjonctif) pour lui auprès du roi Marc?

9.  Qui est Gouvernal?

10. Où était caché le roi Marc durant le rendez-vous des amants?

11. Pourquoi le roi Marc se fache-t-il (to be upset) contre le nain de Tintagel? Comment s’appelle le nain? Décrivez-le. Quelles sont ses dons (gifts)? Regardez à la page 28.

12. A la page 27, le narrateur écrit: “ Plus jamais, Marc ne soupçonnera Tristan au sujet d’Yseut. Bien au contraire, il  les laissera se rencontrer à loisir dans la chambre.” Pensez-vous que Marc est raisonnable? Pourquoi?

13. A la page 29, Branghien parle de remercier Dieu. Pourquoi?

14. Que pensez-vous des paroles (words) suivants de Yseut au roi Marc? “Sire, jamais de ma vie je ne vous ai menti” (p. 29).

15. Qui dit à la page 33 ces mots: “Ah, Dieu! qui peut aimer un an ou deux sans se trahir? Car l’amour ne peut pas se dissimuler.”

16. Qu’est-ce que les trois barons voient? Et qu’est-ce qu’ils ne peuvent plus supporter (to tolerate)? Qu’est-ce qu’ils disent au roi Marc?

17. A la page 34, qu’est-ce que le nain Froncin propose au roi?

18.  Quel est le résultat de ce piège (trick)?

19. Quelle est la punition de Tristan et Yseut?

20. Quel en est le résultat?

21. Quelle est la position du “peuple” envers Tristan et Yseut?

22. Qu’est-ce que le Saut de la Chapelle?

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Charlemagne

September 26th, 2010 · Uncategorized

Charlemagne

Charlemagne règne 45 ans comme roi des Francs de 768 et puis comme empereur dont le coeur est la Francia de 800 à 814.

- On le considère, de son vivant, père de l’Europe.

- Il veut renouer avec l’empire romain.

- A l’époque de Roncevau, il a 36 ans mais La Chanson de Roland le montre comme un vieillard.

- Dans la Chanson de Roland, sa renommé repose sur son sens de la justice. C’est le héros solitaire et qui porte sur ses épaules les souffrances de son peuple.

Notez: Dans les oeuvres à partir du 13ème siècle surtout, Charlemagne deviendra un personnage falot, cupide, coléreux et bafoué par son entourage et perdra son caractère de monarque idéal.

Le Charlemagne Historique (768-814)

Context: Vers 800, alors que rayonnent les deux civilisations musulmane et byzantine, l’Occident fait son unité sous la dynastie des Carolingiens (Carles ou Charles).  La France est en ce moment comme un pays sous-developpé.  En 800, Charlemagne crée un Empire “romain”, en fait, franc et chrétien, où se mettent en place des institutions nouvelles, où se développe une “Renaissance carolingienne”, mais où, surtout, se crée des relations nouvelles entre les hommes.  C’est dans ce cadre qu’apparaît la France Occidentale.

A la fin du 7ème siècle, l’Espagne est musulmane. Les îles Britaniques sont à l’écart. Charlemagne tente une unification avec le reste de l’Europe (c’est-à dire, des tribus et des peuples). Cela explique les difficultés de l’Empire Franc qui, après la mort de Charlemagne (814), est partagé entre ses petits-fils au traité de Verdun en 843.

Charlemagne parvient à soumettre les Basques, les Arabes, les Allemands, les Italiens, la Bavière et l’Aquitaine (qui ne faisait pas partie du royaume des Francs). Ceux qui le troublent, plus que les autres, ce sont les Saxons.

Le jour de Noël 800, Charlemagne reçoit à Rome la couronne impériale des mains du pape Léon III.  Dès lors, Eglise et Etât sont intimement liés jusqu’à la Révolution.  Cet empire est une réalité politique et idéologique.  Sa capitale est Aix-la-Chapelle.   L’administration de cet empire est coordonée par des laïques (300 comtes nommés par Charlemagne) mais, surtout, par de nombreux clercs.  Les comtes et les evêques assurent l’ordre public.  Mais ils sont surveillés par d’autres, envoyés par l’empereur.

Charlemagne est très important dans l’histoire du christianisme. Il a rassemblé des peuples paëns (Allemand, Celtes, et autres) sous le signe du christianisme et à renvoyé les musulmans de la France.  Il a aussi réformé l’église la rendant plus séculaire et plus populaire, plus adapté aux besoins de la vie quotidienne.  L’église devient plus solide et s’enrichit.

-Sur le plan économique, Charlemagne institue (1) la standardisation des poids et mesures, (2)la frappe de le monnaie en argent,(3) la réforme du système de compte par livres, (4)le première grammaire, et autres.

- Nous savons beaucoup sur l’administration de l’empire carolingienne grâce à sa documentation.

-Autour de l’empereur gravite une aristocratie d’Empire (une trentaine de familles) d’origine franque, unies à la famille impériale et entre elles et qui se partagent les charges à travers le royaume.

- Beaucoup plus large est le cercle des vassaux de l’empereur:  ils lui prêtent un serment de vassalité qui les engage à son service, surtout sous la forme militaire, et en reçoivent un bénéfice pour la durée de leur engagement.

- Ajouter à ceci est le fait qu’autour de lui, chaque année, se réunit une assemblée de grands, de vassaux, et d’hommes libres où sont prises en commun des décisions promulgués ensuite sous forme de Capitulaires (les lois). C’est à l’origine des démocraties representatives dans lequel on reconnaît à un organisme le droit de représenter une nation ou une communauté. Bien sûr il ne s’agit pas de représenter le peuple et ses intérêts. Mais c’est un début et comme une correctrice au règne absolu.

Contexte de la féodalité

Au 10ème et 11ème siècles, le roi (parfois les rois) perdent leur pouvoir exclusif.  Ils sont obligés de partager avec des comtes tel que Guillaume de Normandie, les comtes de Flandres, les comtes de Toulouse, et les duc d’Aquitaine qui se conduisent en souverain indépendants.  De fait, dans la première moitié du 12ème siècle, le roi de France est bien moins puissant et moins riche que son vassal de Normandie. A la mort de Guillaume (sans laisser d’héritier) nous avons l’ascension en 1151 d’un seigneur de deuxième rang, Henri Plantagenet (Henri II), il reçoit le comté d’Anjou et impose son pouvoir sur la Normandie. Ensuite, il épouse  en 1152 la dernière héritière des ducs d’Aquitaine, Aliénor, divorcée quelques semaines auparavant de Louis VII après six ans de mariage.  Il devient roi d’Angleterre en 1154 et s’empare ensuite du comté de Nantes et de la Bretagne. Le résultat est que Henri II crée “l’empire angevin,” ou “empire Plantagenêt” qui s’étendait de la frontière de l’Ecosse aux Pyrénées. Que le roi n’ait pas pu empêcher l’assault d’Henri II, et qu’ il l’ait survécu, et qu’il en ait tiré grand profit témoigne de la force de la société féodale.

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